Un moment.
Pour moi surpris par la grâce.
Et c’est cette manière toute particulière avec laquelle vos lèvres se fermèrent qui fait de moi votre esclave. A jamais.
Pour ne pas perdre cet instant qui ne ressemblera jamais plus à nul autre et qui pourtant a existé pour moi, derrière toute votre lumière.
Lors je vois en perpendiculaire.
Ces lèvres offertes à personne ou bien peut-être qu’à moi seul, à mon regard enceint.
Qui sait, j’aime à le croire.
Car ces lèvres-là, je voudrais que d’autres les voient, encore et s’en délectent, à en mordre les leurs d’un plaisir ivre d’or.
C’est pourquoi je les capture au néant.
C’est pourquoi je vous les donne.
Que leur reflet disparaisse pour toujours ne m’est pas supportable.
Qu’elles restent dans l’invisible des regards est là toute l’épaisse vérité de leur demeure.
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